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Cursus Universitaire au Cameroun

Université  La politique vient à lui dans les années 1980, quand il était à l'université.

"J'ai eu le Baccalauréat en 1989 (année où le mur de Berlin s'est effondrée) ; et débuté mes études supérieures à l'université de Yaoundé début des années 1990. Période charnière avec la vague des contestations étudiante.

La chute du mur de Berlin fût l’effondrement presque du communisme politique, du communisme d’État avec l'Union soviétique et la chine qui vont être le terrain de contestation extraordinaire. Au Cameroun il se passe que l'Union des populations du Cameroun (UPC); qui avait lutté dans la clandestinité contre le régime d’Amadou Ahidjo revient au jour. Nous avons la chance à 18 ans de voir en plein jour, le parti qui a lutté contre les indépendances, qui a mené le combat pour l'indépendance du Cameroun. çà, je l'ai vécu. Nous avons aussi la chance de voir émerger dans la société civile camerounaise une autre force comme le Social démocratic Front (SDF), le parti de Mr Yondo Black, le parti de Mr Djeukam Tchameni etc. qui affirment la nécessité d'un multipartisme réel au Cameroun. Tout cela foisonne au cœur de l'université, comme vous savez, l'Université de Yaoundé a produit l'essentiel des intellectuels
camerounais pratiquement depuis les années 1960 quand elle a été ouverte jusqu'aux années 1990 où nous venons d'arriver.

        

Nous sommes confrontés à 2 choix : soit on se consacre à ses études et dans ce cas la cocotte minute qu'est devenu le Cameroun continue de surchauffer et peux vous prendre n'importe où car avec les manifestations qu'on réprime et qu'il y avait de partout, on pouvait toujours vous prendre dans la masse, même ne participant à rien; même si vous n'avez rien fait. Donc la politique soit vous la faite ou pas. Soit on continue de faire ses études en se disant qu'on a une part à jouer en s'impliquant dans la politique. A l'époque, je me dis que les études ne sont pas incompatibles avec l'exercice pleine de la citoyenneté. A l'époque, je me dis, que les études ne sont pas incompatibles avec l'exercice de la citoyenneté et j'ai 18 ans où j'ai le bonheur de voter en 1992 pour le candidat de l'Union pour le changement (John Fru Ndi), et j'aurai le malheur par la suite, comme tous les candidats qui ont cru à l'alternance de subir comme une gifle séculaire, monumental, le refus de la reconnaissance de la victoire dans les urnes de John Fru Ndi, et donc le refus de l'alternance politique par les urnes au Cameroun.

A l'époque, j'étais un militant de base du Parlement à l'Université de Yaoundé et écoutais les différentes paroles qui  se déployais dans le campus, et en fonction des mots d'ordre et de leur compatible avec mes objectif, je les suivais.

Le pouvoir considérais les manifestations étudiantes comme une remise en cause de sa légitimité et les réprimait sévèrement. Or la plupart des revendications dans les années 90 étaient d'avoir pour les infrastructures universitaires. Elles se sont politisées quand le pouvoir leur a opposé, l'arrogance, le mépris, la violence. A cette époque toutes les oppositions politiques camerounaises étaient en recomposition et essayaient de se connecter aux mouvement étudiants. A cette époque ma sensibilité politique était l'UPC, j’étais naturellement attaché au terroir du parti qui a mené la lutte pour les indépendances du Cameroun.

 

A l'époque il y a eu des répressions avec l'armée qui réprimait sévèrement avec des étudiants qui ont été séquestrés, molestés et certainement certains qui ont disparus ; qui a valu la célèbre phrase de "il y a eu zéro mort" du ministre de la communication de l'époque Kontchou Kouomeni. Si vous voulez avoir la vérité en général, prenez le contraire de ce que dit Mr Kontchou komeni. Il y a eu des actions terribles à cette époque avec certainement des morts. En ce qui me concerne personnellement, je n'étais qu'un simple militant de base, et intéressait pas le pouvoir en place. On sait que le pouvoir va focaliser sa force de frappe sur les dirigeants des mouvements syndicaux camerounais, mais il y avait des conséquences collatérales pour la plupart des camerounais, y compris pour moi. Mais tout ceci ne m'a pas empêché de poursuivre mon cursus, puisque j'y ai obtenu ma licence en philosophie.

Je le dis au jeunes camerounais, quand vous allez à l'université, la priorité ce sont vos études, le syndicalisme n'a de sens que dans la mesure où elle va vous permettre d'étudier dans de meilleures conditions et de réussir vos études.
Il faut que les jeunes étudiants, il est absolument important que ceux qui s'engagent dans le domaine syndical pendant la période de leurs études considèrent que le succès dans leurs études, la réussite dans leurs études est le signe le plus probant que leur engagement que leur engagement syndical est un engagement opportuniste.

Je le dis aux jeunes camerounais qui nous écoute que, quand vous allez à l'Université, la priorité ce sont vos études. Le syndicalisme universitaire n'a de sens que dans la mesure où elle va vous permettre de réussir vos études, d'étudier dans les meilleures conditions. il faut que les étudiants apprennent à se rassembler d'abord autour de leur propre condition de travail accessoirement les raisons politiques lorsqu’elles deviennent logiques, en tout cas en convergence avec le combat du syndicalisme universitaire peuvent être éligible.

Je ne suis jamais tombé dans le rêve de certains à croire qu'un chef de syndicat est potentiel chef d’État. Je m'en voudrais de ne pas saluer tous les professeurs de cette époque là qui nous ont formé quand on était étudiant. Joseph Goué (Agrégé de philosophie), comme je le suis devenu, grâce à son inspiration, mais aussi grâce à l’enthousiasme et la force à transmettre la phénoménologie ; Jean-Marc Ella, Fabien Eboussi Boulaga, je salue tous ces brillants enseignants... Adoum Maesso, un brillant psychopathologie Tchadien, qui m'ouvre à la connaissance des maladies mentales dans le domaine des sciences humaines, je n'oublierai pas le père maïnra Ebga, le professeur de logis Goedfroy Tangoua anglophone qui nous forme de la première à la troisième année à la connaissance de l'histoire de l'Université de Yaoundé.