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Premières expériences professionnelles

Enseignant de Philosophie.

"Entre 1993 et 1995 Après avoir obtenu ma Licence en Philosophie,
J'exerce pour la première fois le métier d"enseignant.
J'avais 21 ans".

Le Cameroun a été pendant longtemps, l'un des rares pays d'Afrique francophone, où le savoir était considéré comme l'idéal de l'ascension sociale.

C'était une très bonne chose. Je suis revenu dans un Cameroun, où l'argent est devenu "Roi".

C'est l'intitulé d'un journal que j'ai écrit, chapitre 1 : "Retour dans mon pays natal, Le Cameroun, l'Argent Roi". Je suis fort effrayé par tous ces camerounais, qui au lieu de discuter du fond des choses, discutent toujours de la forme.

J'ai enseigné pendant 2 ans pour me faire de l'argent de poche, et préparer mon voyage, mon départ à l'étranger car les cycles de philosophie de l'université de Yaoundé étaient devenus des zones de clientélismes inacceptables. J'ai enseigné au Collège des Nations qui avait été ouvert en face de l'IPD à Bassa, qui était dirigé par quelqu'un de très imaginatif Emmanuel Dieudonné kadjop aujourd'hui professeur à l'école d'Administration de Quebec à Montréal au Canada. Ces deux années d'expériences ont pu me confirmer dans ma conviction de devenir enseignant.

                 

J'étais hanté par la peur de finir ma carrière dans un poste de professeur de philosophie, au fin fond de notre beau pays, dans les conditions aussi déplorables que celles de mes collègues que je salue à cet instant. Enseigner dans notre pays est devenu un calvaire à mon avis. La clochardisation des enseignants au Cameroun est un phénomène massif, depuis les années 90, les conditions d'enseignements dans notre pays se sont dégradés de 50%. j'avais vu venir cette situation et je m'étais fixé comme objectif de poursuivre les études le plus loin possible jusqu'à obtenir un doctorat, et essayer d'enseigner dans des conditions beaucoup plus meilleures.

Je n'avais pas les moyens d'aller en Europe en 1993, avec l'aide de ma famille, je vais en Côte d'Ivoire. Abidjan parce que quand j'arrive à la fondation des Nations, j'y ai 2 amis, qui y ont assuré des postes de professeurs de Philosophie, nous arrivons à deux avec un autre amis Boniface Ntem (qui est actuellement en Italie); et nous remplaçons Sympo Tonkam, grand leader du parlement camerounais et un certain Paul Haon Ngomo aujourd'hui professeur des sciences politiques à l'université de New York, qui libèrent 2 postes à la fondation des nations. 2 parlementaires qui donnaient des postes à 2 militants de base.

                

Ngomo leader parlementaire de l'université de Yaoundé fait parti des universitaires qui ont été exclus par Edzoa Titus, Ministre de l'Enseignement supérieur de l'époque, qui avait décidé à procéder à une purge des universités camerounaises d'une centaines d'étudiants camerounais supposés être les leaders des mouvements contestataires, qui se retrouvent exclues de toutes les universités camerounaises (Ngomo et Tonkam en faisaient partis). C'étaient mes aînées avec environ 4 ans d'avance dans le département de philosophie et avec qui on avait une affinité. Donc, partant en côte d'Ivoire, je rejoint tout simplement un ami qui est déjà là-bas et qui a poursuivi ses études supérieur à l'Université d'Abidjan. Franklin Nyamsi