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Le Cameroun sous protectorat Allemand

La période Coloniale au Cameroun commence par les explorateurs. Les allemands ont ouvert la voie dans la pénétration européenne au Nord-Cameroun par leurs explorateurs notamment Bath et Nachtigal.

Henri Barth : Il est né à Hambourg en 1821 et part avec Overweg pour la grande aventure qui devait aboutir en 1851 à la découverte du Lac Tchad. Le 07 mai 1851, il part pour L’Adamaoua en passant par UBA, Mubi, Sorao, Demsa. Le 18 Juin, il est sur la Bénoué et il atteint Yola le 20 juin. Soupçonné par l’Emir Lawal de Yola de faire l’espionnage, il est expulsé du Pays il Voyage alors dans le Kansem, le Baghirmi Sokoto. En 1885, il passe par Tombouctou et atteint Tripoli.


Gustave Nachtigal : Il est né à Eichs tedt en 1834, Médecin Militaire de Profession, il est venu en 1862 en Afrique du Nord. Après de grands voyages, il arrive le 20 Juin 1870 aux bords du Lac Tchad ; le 06 Juillet 1870, il entre dans la capitale du Bornou (Kukwa).

Les Allemands arrivent au Cameroun en 1860 ;

En 1861 un botaniste allemand nommé Mann fait l’ascension du mont Cameroun et étudie la flore.

En 1868, Adolph Woerman fonde une maison de commerce à Douala.

Après avoir échoué dans leurs tentatives de demande de protectorat Anglais, les chefs Douala se retournent vers les Allemands ;
Un traité germano-Douala fut signé le 12 Juillet 1884.

De ce jour Nachtigal, au nom de l’empereur d’Allemagne venait prendre possession de la terre Camerounaise le 12 Juillet 1884.

C’est le 12 Juillet 1884 qu’il arrive à Douala et sa mission est accomplie ; il meurt en mer au cours de son voyage retour.

Le Docteur Gustave hissa le drapeau Allemand sur la ville de Douala lors de la cérémonie Officielle le 19 Juillet 1884, les anglais se réveillent et le consul Hewett arrive à Victoria pour négocier avec les Chefs locaux mais c’est trop tard, d’où son nom "Too late consul" car le pays avait déjà été annexé depuis une semaine ; finalement, les anglais et les Français reconnaissent les droits de l’Allemagne au Cameroun.

Malgré l’opposition des chefs Dualas, le protectorat allemand s’étendit du lac Tchad au nord aux rives de la Sangha au sud-est. Le long de leur progression vers l’est, les allemands se heurtèrent aux populations locales qui pensaient leur commerce menacé.

Le Kamerun Schutzgebiet fut placé sous l’autorité d’un gouverneur représentant le chancelier du Reich et divisé en unités administratives dénommées postes et stations pour les plus petites, Bezirk (au sud) et Residentur (au nord) pour les grandes.

Duala fut tout d’abord choisie pour abriter la résidence des gouverneurs et le siège du gouvernorat (1885-1901), puis ce fut le tour de Buéa (1901-1909), au climat plus frais et choisie par le gouverneur von Puttkamer.

L’éruption du Mont Cameroun qui eut lieu en 1908 mit prématurément fin au règne de Buéa. Ce fut de nouveau le retour à Duala où les Allemands se heurtèrent cette fois-ci à la révolte des Dualas qui refusaient de se laisser expulser de leurs terres.

Considéré comme une zone d’exploitation, le protectorat du Kamerun fut mis en valeur par ses nouveaux maîtres sur les plans agricole et infra-structurel.

En ce qui concerne l’agriculture, les Allemands créèrent des grandes plantations de produits d’exportation, cacao, café, banane, caoutchouc, huile de palme, dont la plupart se trouvaient sur les flancs du Mont Cameroun.

Pour l’évacuation des produits cultivés, les Allemands ouvrirent de nombreuses routes, construisirent des ports et surtout des chemins de fer. Ils mirent en place les premières infrastructures télégraphiques, téléphoniques et radiotélégraphiques.

Des révoltes éclatèrent dans les plantations et dans la région de Duala, allant même jusqu’à la grève de l’impôt. Néanmoins, la maîtrise allemande ne fut pas remise en cause par ces évènements.

En dehors de la période de la signature du traité germano-duala, les Allemands rencontrèrent de la résistance et des révoltes dans leur tentative de conquête de l’arrière-pays du Cameroun.

Les Allemands se firent aider dans leurs conquêtes par des chefs traditionnels dont les plus célèbres furent le Fon Galega Ier de Bali, le sultan Bamoun Ibrahim Njoya, et Charles Atangana qui fut plus tard nommé Oberhaüptling (chef supérieur) des Yaoundé et Bané.

Ils atteignirent néanmoins l’Adamaoua en 1899 et le Lac Tchad en 1902, après des guerres meurtrières qui laminèrent les États Foulbés et le royaume Mandara (déjà très affaibli contre les incessantes guerres contre les Peuls et le royaume du Kanem-Bornou).

Seul le royaume Bamoun, avec son souverain Njoya (1875-1933), évita la guerre en négociant avec les Allemands. Le sultan Njoya ouvrit son pays aux innovations politiques et économiques qu’ils proposaient pour ne pas être demis de son pouvoir.

 

 

 

 NJOYA IBRAHIM - Roi Bamun

 Roi Njoya et ses épouses

 NJI MONKOUO - Oncle du Roi Njoya

En 1911, le territoire du Kamerun s’élargit d’une partie du Congo cédée par la France (le bec de Canard, car il donnait accès au fleuve Congo).

Dans le sud forestier, l’armée allemande s’empara de Kribi le 15 octobre 1887.

Le Kamerun allemand avant et après le Coup d’Agadir en 1911.

 

 

 

 


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En 1894, le Major Hans Dominik établit son poste militaire à Yaoundé puis des relations amicales furent créées avec plusieurs chefs comme Charles Atangana, Nanga Eboko.

L’Est ne sera colonisé et pacifié qu’en 1907 par le major Hans Dominik.

En 1908, la capitale fut transférée à Douala.

En 1911, faisant suite au Traité de Fès destiné à régler le litige sur le Maroc, les Français cèdent certains de leurs territoires d’Afrique équatoriale aux Allemands, que ces derniers baptisent aussitôt : Neukamerun (« Nouveau Cameroun »).

Pendant la Première Guerre mondiale, le Cameroun fut conquis par les forces franco-britanniques (l’entrée des troupes alliés à Yaoundé le 1er janvier 1916 marque la fin de la colonie allemande).

La colonie allemande fut partagée en deux territoires confiés par des mandats de la Société des Nations (SDN) en 1922, à la France (pour les quatre cinquièmes) : le Cameroun français ; et le reste au Royaume-Uni : le Cameroun britannique.