ahidjo 29 oct 1959-alcam

La République du Cameroun

Le 06 Mai 1972, le président El Hadj Amadou Ahidjo, président de la république fédérale du Cameroun annonçait devant l’assemblée nationale, la décision d’organiser un référendum pour l’institution immédiate d’un État unitaire.
Le 20 Mai 1972, le référendum à une majorité écrasante créait la République Unie du Cameroun ratifié par la constitution du 2 Juin 1972.

Les emblèmes nationaux restent les mêmes sauf le drapeau qui perd une étoile et donc il reste une étoile qui n’est plus sur le sur la couleur verte mais sur le rouge et au centre.

 

L'unité nationale au Cameroun a t-elle été une manœuvre de façade pour des intérêts cachés?

Les faits historiques laissent à penser que cela a été construit sur des bases hypocrites.
Contrairement à ce que l’histoire nous a longtemps enseigné, Les trois principaux acteurs historiques de ce processus avaient des intérêts égoïstes.

Amadou Ahidjo, dans  une appétence démesurée du pouvoir voulait absolument étendre son autocratie jusqu’au southern cameroun. Pour le parvenir, il fallut d’abord la réunification du premier octobre 1961, ensuite l’unification du 20 mai 1972 où le président Ahidjo joua un rôle capitale. En véritable stratège politique, il usa de tact, de sagacité, de manipulation, et même de la violence pour persuader ses adversaires. 

En 1958, il fait tomber le gouvernement d’André Marie Mbida en démissionnant avec la totalité des ministres du grand NORD. Il le remplaça ainsi à la tête de ce gouvernement en février de la même année.

Mais ce qui est paradoxal, c’est que le même Ahidjo confisquera la victoire du PDC dans le Nyong et Sanaga, aux législatives de 1964 sous le fallacieux prétexte de l’unité nationale et du parti unique en gestation.

 

De plus, grâce au soutien de l’armée française (chacun devinera pourquoi), il mènera une guerre sans merci contre les rebellions Bamilékés et Bassa de l’UPC. 

Ainsi il parvenait à réduire substantiellement l’activité insurrectionnelle de l’UPC.

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NJOHN NGU FONCHA est le tout premier ministre du Cameroun occidental, lorsque cette partie se réunifie avec l’Ex Cameroun français pour former la république fédérale du Cameroun indépendant en octobre 1961.

Njohn Ngu Foncha sera l’un des acteurs majeurs de ce processus de la réunification.

En 1966, il verra son parti, le Kamerun National Democratic Party (KNDP) être phagocyté par l’UNC d’un certain Ahidjo, ce qui sonnera la fin du multipartisme.

 

En 1970, il commença à révéler sa volte-face et surtout son incohérence, notamment, lorsque Ahidjo le remplaçait au poste de vice-président du parti.

La désillusion était tellement si grande pour lui, qu’il se retira de la vie politique pendant un moment. Cette retraite ne dura pas pour longtemps puisqu’on lui retrouva au milieu des années 70, très proche des mouvements sécessionnistes du SCNC qui prônent un état indépendant.

Il conduira même en 1994, cette délégation du SCNC à l’ONU pour demander plus d’autonomie pour les provinces anglophones. Ce qui était plutôt étrange pour une personne qui, hier, était du côté de l’unification.

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SALOMON TANDENG MUNA fût premier ministre du Cameroun anglophone de 1968 à 1972 aura aussi marqué d’une pierre angulaire le processus d’unification. Comme tous les deux autres, il ne sera pas épargné des batailles purement égoïstes. En effet,  après la réunification cet ancien instituteur trônera à la présidence de l’assemblé nationale  pendant 20 ans. Cette longévité sera assimilée par beaucoup comme un accord secret de la réunification.

Cette incohérence historique est l’une des raisons pour laquelle notre unité nationale patauge.

Sources : J-M Soboth. Journaliste

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Drapeau actuel Le président de la République est le chef de l’État  et du Gouvernement ;

il n’y a qu’un seul gouvernement composé de Ministres désignés par le chef de l’État,

L’Assemblée nationale est la seule Assemblée représentative de l’ensemble de la République ; elle compte 120 Députés élus au suffrage universel.