Politique extérieure

Par sa situation géographique, le Cameroun est la porte d’entrée naturelle de l’Afrique centrale, désenclavant la République centrafricaine et le Tchad. Les attaques menées depuis 2013 par le groupe terroriste nigérian Boko Haram ont conduit les autorités camerounaises à renforcer le dispositif militaire dans le nord du pays.

Membre de la Commission du bassin du lac Tchad, le Cameroun a participé au Sommet de Paris pour la sécurité au Nigéria de mai 2014. L’action des forces armées camerounaises, ainsi que la mise en place en 2016 d’une force multinationale mixte par les pays de la région (Nigéria, Tchad, Cameroun, Niger, Bénin), ont contribué à réduire la pression exercée par Boko Haram, mais la menace demeure active. Selon le HCR, le Cameroun accueillait en janvier 2017 environ 85 000 réfugiés nigérians sur son territoire.
Un différend territorial a opposé le Cameroun et le Nigéria sur le statut de la presqu’île de Bakassi. Réglé par un arrêt de la Cour internationale de Justice du 10 octobre 2002, il a fait l’objet d’un accord de mise en œuvre en 2006 (accord de Greentree) et Abuja a rétrocédé la dernière partie de la presqu’île en 2008. Le président Biya s’est rendu en visite bilatérale à Abuja en mai 2016.

Le Cameroun a pris part à la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (MICOPAX) puis à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) avec 850 hommes. Ce bataillon a été intégré en 2014 dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA). Pays frontalier de la RCA dont il est l’unique voie de communication commerciale avec l’extérieur via le port de Douala, le Cameroun accueille environ 275 000 réfugiés centrafricains.

Le Cameroun a accueilli, en juin 2013, le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, de la CEEAC et de la Commission du golfe de Guinée sur la sûreté et la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée. Au cours de ce sommet, une architecture régionale de lutte contre la piraterie a été adoptée, coiffée par le centre interrégional de coordination (CIC), inauguré à Yaoundé en 2014.

Membre de l’Organisation de la conférence islamique depuis 1975, Yaoundé a rejoint l’Organisation internationale de la Francophonie en 1991 et le Commonwealth en 1995.

Mise à jour : 11.04.18