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Économie

Une situation économique désastreuse ! « On ne peut pas changer un pays, si on n’a pas une conscience très nette de ce qu’il est devenu ». Pr Franklin Nyamsi wa Kamerun.

Avec plus de 20 millions d’habitants, le Cameroun est un pays en état de grave situation de défaillance sur le plan socio-économique. Pourtant un grand pays d’Afrique centrale ; ce pays n’est aujourd’hui que l’ombre de lui-même. Les statistiques de l’Institut Nationale de Statistique du Cameroun sont très clairs. Le Cameroun produit la croissance pauvre avec 4% de croissance, ce pays n’arrive pas à élever les conditions de vie de ses habitants.

Près de 50% de taux de pauvreté ; une espérance de vie réduite à 45 ans. 70% de jeunes qui ne rêvent que de s’exiler pour pouvoir accéder enfin au bien-être et aux standards internationaux de niveau de vie. Près de 50% des recettes de l’Etat qui sont quotidiennement détournés.

Une criminalité économique exceptionnelle incarné par l’Etat RDPC parti au pouvoir du président Paul Biya ; avec des scandales financiers à répétition ; Le Cameroun a été classé à plusieurs reprises « pays le plus corrompu au monde ». Ce parti État RDPC a été entièrement bâti sur la défaillance et la détérioration économique du Cameroun. Il n’y a pas d’avenir économique au Cameroun avec le pouvoir qui depuis 35 ans l’a mené à l’enfer. A titre de comparaison la Côte d’Ivoire, est partie de -5% lors de sa crise de 2011 ; à 8,6% de croissance. Ils ont mené une politique sociale qui a conduit à court terme à faire reculer la pauvreté.

Le Cameroun, prisonnier d’une administration « prévaricatrice » et d’un régime « corrompu » a vocation à ne réaliser aucune grande ambition dont Mr Biya a gargarisé son peuple. Il est d’ailleurs à cet effet surnommé le « pays des maquettes » ou encore le pays où « les chantiers commencent et ne se terminent pas ». Le bilan du régime de Paul Biya est un échec retentissant et les symptômes de la décadence du Cameroun sautent aux yeux et ne cessent de s’accumuler. Le Cameroun est passé sous le règne de Paul Biya de Pays à revenu intermédiaire à pays pauvre très endetté. Son « illustre prédécesseur » avait pourtant laissé une économie en pleine expansion et des finances saines. Il est aisé de constater que l’investissement, vecteur essentiel de croissance, tarde à décoller au Cameroun et ne représente pas un poids à la hauteur du potentiel d’attractivité de son économie. A cet égard, il convient de relever que le Cameroun continue de nos jours de souffrir d’une dynamique de régression des flux d’investissements illustrée par un taux d’investissement qui plafonne depuis 2001 autour de 18 à 20 % ; dont 2 à 4 % pour l’investissement public et 16 à 18 % pour l’investissement privé. Le taux d’investissement reste largement en dessous du seuil des 25 % nécessaires pour impulser une croissance forte, soutenue, inclusive et redistributive, et ce malgré toutes les mesures entreprises par le gouvernement de Paul Biya pour promouvoir l’investissement. Le Cameroun a en effet lancé, ces dernières années, de nombreux projets structurants dans les domaines clés que sont l’agro-industrie, les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires, l’énergie, l’immobilier et l’aménagement urbain, les industries extractives et les nouvelles technologies. Cette diversité des secteurs témoigne à elle seule de l’ampleur des opportunités à saisir pour les investisseurs étrangers.

Pourtant, rien n'a décollé et les autorités ne s’expliquent pas que de nombreuses mesures visant à optimiser l’environnement des affaires aient été prises, sans produire les effets attendus en termes d’attraction massive de capitaux étrangers ou même de stimulation des investissements domestiques. La cause est sans aucun doute la mauvaise réputation du pays dans les milieux d’affaires internationaux. En effet, les indicateurs des agences comme le "Doing Business", des notations du "World Economic Forum", ou encore des classements de "Transparency international", sont extrêmement pris en considération ; par les investisseurs dans les instances internationales. Or la réputation du Cameroun y sont ternis toutes ces dernières années. Ainsi, dans le Doing Business, le ranking annuel de la Banque Mondiale, qui classe les pays du monde par ordre d’attractivité, le Cameroun, après avoir gagné dix rangs en 2015, passe du 168e au 172e rang sur 189 économies dans le classement du climat des affaires, perdant ainsi quatre (4) places.

Même tendance dans The Global Competitiveness Report publié par le World Economic Forum basé à Davos, où le Cameroun a obtenu pour 2015 une moyenne de 3,66 sur une échelle allant de 1 à 7, se classant 116e sur 144 dans le monde ; et figurant à la 14e place en Afrique, loin derrière l’Ile Maurice, l’Afrique du Sud et le Rwanda. Plus récemment, la publication des Indices de Perception de la Corruption (IPC) par Transparency International, une ONG anti-corruption, a une fois de plus étiquetée le Cameroun comme un des pays les plus corrompus de la planète ; le classant au 136e rang sur 175 Etats. Autant le dire, tous ces organismes mondialement réputés font à juste titre une bien mauvaise publicité au Cameroun dans les milieux d’affaires mondiaux, lui façonnant une image répulsive qui freine l’élan de certains détenteurs de capitaux.

La cause de cet échec : La mauvaise gestion du pays par Paul Biya et son équipe depuis 35 ans ! Pour ne pas arranger les choses ; un Risque politique accru : insécurité dans l’Extrême-Nord du pays, incertitudes entourant la succession de Paul Biya (85 ans, 35 ans au pouvoir) et montée des tensions entre la minorité anglophone et le régime Dans ce contexte, l’environnement des affaires resterait difficile.