Crimes de la France coloniale au Cameroun

Le 25 mai 1955, des Camerounais décident de retirer de l'hôpital central de Yaoundé, la dépouille mortelle d’un boy tué par un colon, quelques jours auparavant. Ils proviennent du quartier Mokolo. Ils sont des centaines, voire des milliers à converger vers l'hôpital central. Ils ont procédé à un important travail de mobilisation. Les colons ne veulent pas de cette levée de corps qui se transforme en une manifestation politique en faveur des nationalistes. Ils exigent que seuls les membres de la famille du défunt soient présents. Ce à quoi s’opposent les Camerounais. Ils estiment, pour leur part, que le décès de ce boy est un acte raciste, et que tout Camerounais est en mesure d’être tué de cette manière. En conséquence, ce sont tous les Camerounais qui sont concernés par cet assassinat. L'échange est un dialogue de sourd entre les colons et la population. Lire la suite ...