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SIGNATURE DU PACTE COLONIAL ENTRE LA FRANCE ET LE CAMEROUN

La signature du pacte colonial entre la France et le Cameroun a lieu le 26.12.1959.

Thomas Tchatchoua décrit à la page 159 de son livre "Les Bamiléké au Cameroun : Ostracisme et sous-développement"; l'environnement (déplorable) dans lequel ont été signés par Amadou Ahidjo, tous les accords post-indépendance avec la France, y compris les fameux accords militaires.

Entendez bien que lors de la SIGNATURE DU PACTE COLONIAL ENTRE LA FRANCE ET LE CAMEROUN ; "Tous les conseillers d'Ahidjo chargés de négocier les accords avec la France étaient des français".

En résumé, après avoir fait écarter les camerounais qui étaient avec Ahidjo, tous les conseillers chargés de négocier les accords avec la France étaient des français. Ainsi, selon cette source, les accords de défense entre le Cameroun et la France ont été négociés, côté camerounais, par deux français : Jacques Rousseau et Georges Becquey.
C'est à dire que le pays France a négocié avec 2 français, représentant le Cameroun de l'avenir du Cameroun. Un vrai cirque.!


Voici ce que stipulent ces accords confidentiels de défense entre le Cameroun et la France. En échange de la protection militaire de la France,
il est imposé au Cameroun de suivre les quelques indications suivantes :

1- La France devra déterminer les choix politiques, économiques et socioculturels du Cameroun ; qui devra informer la France de la politique que les politiciens camerounais entendent suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques, ainsi que des « mesures qu'ils se proposent de prendre pour l'exécution de cette politique ».

2- La France battra et gérera une monnaie pour le Cameroun, le FCFA.

3- La France devra orienter la détermination des programmes scolaires du Cameroun à tous les niveaux.

4- La France devra disposer dans son trésor public, d'un portefeuille appelé compte des opérations ;
De 100% des réserves de change du Cameroun. NB : Ce pourcentage a évolué en 1972 et 1973 ;

Respectivement A Brazzaville et Dakar pour la BEAC et l'UMOA ; à 65% et finalement aujourd'hui il se situe à 50%.

5- Les matières premières stratégiques du Cameroun devront être exploitées par la France en priorité.     
Si celles-ci n'est pas intéressée ; le Cameroun pourra trouver un autre partenaire où l'exploiter lui-même.

Les accords mentionnent une liste de matières premières dites stratégiques qui appartiendront de fait à la France s'ils seront découverts sur le sol camerounais, notamment : les hydrocarbures liquides et gazeux, l'uranium, le thorium, le lithium, le beryllium, l'hélium etc.

La France a pris soin de signifier que cette liste pouvait encore évoluer sans trop de difficulté, en ces termes : « Les modifications à cette liste feront l'objet d'échanges de lettres entre les parties contractantes ».

Faciliter, au profit des forces armées françaises, le stockage des matières premières et produits stratégiques; et lorsque les intérêts de la défense l'exigent « limiter ou interdire leur exportation à destination d'autres pays ».

6- Le 10 novembre 1961 : L'assistance militaire, chaque fois que le président camerounais sera débordé
Par une agression externe ou une rébellion Interne, il pourra faire appel à l'aide militaire de la France.

S'il n'est plus dans la capacité de le faire par un quelconque moyen de communication, l'ambassadeur de France au Cameroun peut le faire à la place de l'autorité camerounaise.

 
En conclusion, avec ces accords signés par 2 français sous la présidence de Amadou Ahidjo, en 1960 et renouvelés en 1974, le sous-sol du Cameroun appartient à la France d'une part ; La France peut déclencher une guerre au Cameroun si elle le souhaite et sans avoir besoin de demander l'avis des dirigeants camerounais.


Il n'y a pas que le sous-sol qui appartient à la France ; même ce qui se trouve au dessus du sol appartiendrait à la France, comme les terrains agricoles et plantations de café et de cacao ; toute personne qui tenterait de couper ces plantes pour les remplacer par quelque chose de plus rentable, encourait un risque de prison. Ce n'est qu'en 2009, après la signature des nouveaux accords que les Camerounais ne risquent plus la prison lorsqu'ils se débarrassent de ces qu'avait été supprimé cette close.