• Description

Bien que la paix ait été globalement restaurée dans ce pays, (...) Quelque chose nous dit que le pays est encore coincé !

Les Ivoiriens sont fatigués. Non pas de vivre ! Heureusement. Ils sont fatigués de vivre des vieilles querelles et rengaines des trois voix que je viens d’énumérer et de décrire. Ils sont fatigués d’attendre que les recettes ultralibérales du régime du RHDP Unifié se traduisent enfin en amélioration réelle de leur condition de vie, fatigués d’attendre la mise en œuvre d’un véritable Etat de droit en Côte d’Ivoire, équitable pour tous. Ils ne croient plus aux promesses de solutions imaginaires à leurs problèmes. Ils sont fatigués d’entendre l’antienne d’un retour obsédé au pouvoir de l’ancien parti au pouvoir qui pourtant n’a pas quitté le pouvoir qu’il veut remplacer. Les Ivoiriens ne veulent plus être comptables des bisbilles entre  héritiers du Président Houphouët Boigny. Ils les ont tous connus et subis et n’ont plus rien à en découvrir. Ils ont goûté de 1990 à 1993 aux talents technocratiques du Premier Ministre Ouattara et découvert les merveilles ardues de la privatisation des économies nationales africaines, avec les bonheurs sadiques de la dévaluation de 1994 en prime. Ils ont été dans le paradis douloureux des dix chantiers de l’Eléphant d’Afrique, entre 1993 et 1999. 

Ils ont goûté à la saveur spartiate de la dictature militaire sous le Général houphouétiste Guéi Robert entre décembre 1999 et octobre 2000, avec en prime une constitution qui allait leur offrir un long voyage au pays du malheur durable. Les Ivoiriens ont vécu la grande Refondation, calamiteusement arrivée au pouvoir au prix de l’exclusion de ses partis rivaux les plus importants, déchaînée pendant sa gestion du pouvoir contre l’Etranger sous toutes ses formes, et confrontée à la rébellion fratricide des enfants de ce pays contre leur propre exclusion. Les Ivoiriens ont enfin de nouveau goûté aux bonheurs suspects du gouvernement ultralibéral, carnets de dette extérieure et autoritarisme politique bien ouverts, sous le magistère du Président houphouétiste Alassane Ouattara qui bientôt s’achève, conformément aux articles 55 et 183 de l’actuelle constitution. De telle sorte qu’il n’y a aucun sens à dire de  Chef de l’Etat  qu’il ne sera pas candidat en 2020. Sa candidature ou sa non-candidature en 2020 n’étant même pas des sous-options tolérables par la loi. Que veulent donc les Ivoiriens ? Tous les sondages, toutes les enquêtes de terrain nous le disent :

-         Ils ne croient plus aux hommes providentiels, descendus du Ciel pour incarner des solutions qui jamais ne se matérialisent. Ils veulent des hommes d’engagement, de terrain, de vérité, qui penseront les problèmes avec eux et trouveront des solutions avec eux, dans le strict respect de l’Etat de droit pour tous !

-         Ils ne croient plus à la politique économique ultralibérale de l’investissement infrastructurel par la dette extérieure et la faible participation des nationaux dans la production, la distribution et la consommation des richesses ivoiriennes. Ils aspirent à un modèle qui les rendent premiers acteurs de leur bien-être et non témoins passifs de leur endettement multigénérationnel record.

-         Ils en ont marre de l’état d’abandon des millions de leurs enfants et de la prospérité de la misère dans toutes les villes et campagnes, face aux minorités jouissantes qui se reconstituent inexorablement avec les changements de minorités au pouvoir

-         Ils ne veulent plus d’alternance démocratique polluée par la guerre et de confiscation gérontocratique des institutions politiques nationales par des gens de toutes familles politiques qui ne connaissent pas le mot retraite

-         Ils veulent, par-dessus tout, une Côte d’Ivoire rassemblée, unie autour du Pardon et de la Réconciliation de tous ses fils et filles, apaisée dans son rapport à l’Afrique et au monde, forte et prestigieuse par ses œuvres de progrès, de justice, de liberté et d’intégration.

         C’est désormais d’un autrement qu’être qu’il s’agit. Une République de l’altérité vraie. Humaine pour tous ses citoyens. Les Ivoiriens aspirent à autre chose, avec quelqu’un qu’ils connaissent bien et qui les connaît bien. Ils préfèrent quelqu’un qui avoue ses imperfections à ces anges autoproclamés qui ne connaissent que les défauts de leurs concurrents de l’heure et qui tendent à les prendre en otage dans leurs sempiternelles querelles passéistes. Les Ivoiriens veulent un Leader Générationnel et Démocratique combatif et lucide, un homme d’Etat vigoureux, rompu aux arcanes de leur histoire, respectueux scrupuleux de la constitution et des normes de l’Etat de droit,  imbibé des attentes des paysans, des ouvriers, des jeunes, des femmes et des personnes âgées, des cadres, des entrepreneurs, des fonctionnaires, des exilés,  des chômeurs, des investisseurs nationaux et étrangers, des intellectuels, des artistes, des confessions religieuses et initiatiques, des enjeux de la politique régionale, continentale et mondiale.

 

         Or, je l’ai souventes fois dit et moult fois démontré. Le destin place Guillaume Kigbafori Soro dans la stature d’être l’Homme Politique Ivoirien le plus à même de porter cette voix nouvelle en lucidité, en force, en sincérité, en audace, en vérité, en justice et en humilité spirituelle. Voilà pourquoi je suis convaincu que quand Guillaume Soro parlera, une nouvelle espérance concrète ivoirienne se lèvera, les choses anciennes auront disparu...Nous sommes donc à bon droit, suspendus à ses lèvres ! IL l’a lui-même annoncé sur son compte Twitter : «  Avenir dans la sérénité. Ne pas abandonner. » Oui, Camarade Président, nous n’abandonnerons rien ni personne !

Source : guillaumesoro.ci