• Description

il y a quatre paroles fortes qui interpellent le Peuple de Côte d’Ivoire et se veulent l’expression de ses propres entrailles.

La parole du régime RHDP unifié, désormais isolé dans le monologue du RDR et de ses alliés soumis et conditionnés par la jouissance du pouvoir d’Etat ;

La parole d’un PDCI-RDA désormais clairement installé dans une opposition non moins ambiguë, puisque ses cadres résistent mal à l’habitude du pouvoir et de ses aises, tout en se sentant obligés de livrer la bataille de la dignité politique que leur ex-allié, le RDR, leur impose ;

La parole d’un FPI – toujours tiraillé en interne- dont la fraction GOR a repris du poil de la bête depuis la libération de Madame Gbagbo et l’ouverture médiatique des fenêtres de la prison de Schevenningen sur l’opinion ivoirienne ;

Enfin, la parole d’une houle générationnelle, présente dans tous les partis politiques et au-delà, dans toutes les couches de la société ivoirienne, aspirant autant à l’alternance générationnelle que démocratique à la tête de l’Etat en 2020, à la fin de la vieille querelle politicarde entre héritiers et opposants politiques du défunt et célébrissime Président Félix Houphouët-Boigny.

Oui, cette quatrième parole, redoutée par tous, mais pourtant attendue et désirée de toutes ses fibres par l’écrasée et écrasante majorité de ce jeune peuple, attend que celui qu’elle pressent la porte aux nues. Et je puis dès lors me permettre de me demander : que se passera-t-il quand Guillaume Kigbafori Soro, Leader Générationnel de ce pays, Grand Maître attitré de l’Ordre du Pardon et de la Réconciliation, fin connaisseur des subtilités de toutes les paroles ivoiriennes concurrentes, parlera ?

J’examinerai au préalable l’état des paroles concurrentes avant d’en venir à celle qui, tel un tremblement de terre créateur de nouvelles terres, vibre et vagit dans l’Inconscient collectif ivoirien."

Extrait n°3 de l'Editorial du 9 septembre 2018, par le Professeur Franklin Nyamsi Wa Kamerun.