• Description

Le courage de l’intellectuel citoyen consiste à dire à tout pouvoir qui dérape qu’il a passé les bornes du raisonnable . « Qui bene amat, bene castigat »

Ps: dans le Livre 📚 ci-contre, je critiquais le bilan du régime Gbagbo. À l’époque, les partisans les plus zélés du régime actuel m’adulaient. Ils ne savaient pas qu’un intellectuel authentique doit demeurer vigilant et alerte.

Un régime peut réussir son premier mandat et échouer le second. On doit alors saluer ses succès et condamner ses dérives. Seuls les esprits moutonniers du clanisme et du suivisme politique béats n’y comprennent que dalle. Un penseur politique n’est pas un béni-oui-oui. C’est un objecteur de conscience !

Application ? Oui, le 1er mandat d’Ado m’a convaincu. Mais son 2ème mandat me déçoit jusqu’ici et je le dis aussi clairement que je l’ai soutenu ouvertement quand son action portait des fruits évidents pour le pays. Je m’en suis du reste expliqué dans mon précédent billet sur les réseaux sociaux.

Alors, il ne suffira jamais de me sortir mes billets d’il ya 3 ans sur le 1er mandat d’Ado pour me convaincre de duplicité. Encore faut -il avoir su ou lu tous mes avertissements critiques au régime de 2014 à ce jour ! Quand le régime change, la critique du régime change. C’est la dialectique de l’analyse politique.

C’est cela, la démocratie et la liberté de penser ! »

Professeur Franklin Nyamsi Wa Kamerun, le 27 novembre 2018